Apres avoir monter du doigt l’Espagne et ses pratiques barbares sur les lévriers galgos, voici une autre image scandaleuse venant de la péninsule ibérique. Biensur cela n'a aucun rapport avec la chasse mais le fait du tirer sur un animal pour le plaisir sans aucun acte de chasse me révolte :
Ball-trap scandaleux en Espagne
« Tirada de codoriz » s’inscrit en gros caractères sur le bâtiment qui me fait face. « tir à la caille ». Je roule sur le parking d’un village des environs de Saragosse, dans la province d’Aragon, en Espagne, pour assister à un ball-trap d’un genre particulier. Des compétiteurs vont tirer ces petits gallinacés avec un lanceur. Le tournoi est ouvert à quiconque paie ses 8 euros. En France, nos protecteurs et amis des animaux n’apprécieraient guère cette pratique pourtant répandue au-delà des Pyrénées ! Le concours doit se dérouler dans l’après-midi. C’est la fin du mois de mars, la saison bat son plein.
Au volant de mon break, j’emprunte un chemin de terre. Les pneus crissent au contact des premiers graviers du champ de tir, également appelé « rayon de la mort », situé non loin du bâtiment. De la taille d’un terrain de football, il dispose d’une enceinte bétonnée de 50cm de hauteur. Je me gare et vais voir de plus près ce qui se passe sur le terrain. L’éleveur Oscar Corona m’accueille et m’emmène directement voir une vingtaine de caisses entreposées dans un coin. « Il y en a 35 par caisse ! », déclare fièrement Oscar en indiquant de l’index les oiseaux entassés avant le grand abattage…Autant dire qu’on a pas fini de s’amuser…Les choses sérieuses ou tragique, c’est selon, vont commencer. Quand les participants sont prêts, on apporte les caisses et le premier tireur s’avance. Il extrait une première caille et l’introduit vivante dans le lanceur du ball-trap qui doit projeter dans les airs. En fait c’est un canon.
Là, plusieurs scénarios macabres. Soit la caille est tuée dès la sortie du canon par la brutalité de la propulsion ; soit elle survit et tente quelques battements d’ailes avant de se faire shooter. Dernier scénario, le tireur la rate ou la blesse et elle va agoniser dans le « rayon de la mort ». Durant une compétition dite « ordinaire », elle peut tout de même durer 2 à 4 heures, autant dire une éternité ! Environs 500 oiseaux sont tirés. Les cailles partent dans les airs à un rythme effréné. C’est la nausée…
Enfin tout s’arrête. Les caisses sont vides, des centaines de cadavres parsèment le champ de tir. Le meilleur tireur gagne un trophée en plastique et quelques euros…Il a l’air ravi…
Newlook avril 2007











