la chasse

testez vos connaissances  (la chasse) posté le vendredi 23 mars 2007 09:28

Voici un questionnaire sur la faune française, la chasse, la réglementation et les chiens. La plupart des réponses sont disponible sur le blog….bonne chance.

1 : Durant ses 3 premières semaines d’existence, un pouillard de perdrix ou de faisan se nourrit essentiellement :

  1. de blé
  2. de jeunes pousses
  3. d’insectes

2 : La caille des blés est une espèce :

  1. migratrice
  2. sédentaire

3 : La nourriture de la bécasse est essentiellement constituée :

  1. de vers
  2. de céréales
  3. d’herbes

4 : La croule de la bécasse désigne :

  1. l’emplacement de son nid
  2. le vol nuptial du mâle au printemps
  3. l’envol des jeunes oiseaux

5 : Le chevreuil porte :

  1. des bois
  2. des cornes

6 : la gestion de la chevrette est de :

  1. 3 mois
  2. 6 mois
  3. 9 mois

7 : Le brame du cerf se déroule :

  1. en juillet - août
  2. en septembre - octobre
  3. en décembre - janvier

8 : les bois des cerfs tombent chaque année :

  1. pendant l’hiver
  2. au début du printemps
  3. en été

9 : la cane colvert pond normalement au mois de :

  1. janvier
  2. février
  3. mars


10 : le vanneau huppé est-il :

  1. un limicole
  2. un rallidé
  3. un turdidé

11 : la grive musicienne est-elle une espèce :

  1. migratrice
  2. sédentaire

12 : A quel âge le sanglier est-il appelé bête rousse :

  1. de sa naissance à trois mois
  2. de six à douze mois
  3. de douze mois à deux ans

13 : le drahthaar est-il un chien :

  1. d’arrêt continental
  2. d’arrêt britannique
  3. leveur de gibier

14 : le faucon pèlerin est un oiseau utilisé pour :

  1. la chasse de haut vol
  2. la chasse de bas vol

15 : les animaux sauvages sont dits " res nullius ", cela signifie :

  1. qu’ils appartiennent au propriétaire du terrain sur lequel ils se trouvent
  2. qu’ils n’appartiennent à personne

16 : Dans un fusil à réarmement automatique, combien de cartouches est-on autorisé à tirer au maximum sans recharger :

  1. trois cartouches
  2. quatre cartouches
  3. cinq cartouches

17 : Quel est l’âge minimum pour passer le permis de chasse :

  1. quinze ans
  2. seize ans
  3. dix-huit ans

18 : Dans les bois et forêt, il est interdit de promener les chiens non tenu en laisse en dehors des allées forestières entre le :

  1. 15 février et le 30 avril
  2. 15 avril et le 30 juin
  3. 15 mai et le 31 juillet

19 : Un propriétaire terrien voulant faire un droit de non-chasse sur ses terres doit avertir :

  1. le maire de la commune
  2. le président de l’association de chasse
  3. le préfet

20 : Dans " la gloire de mon père ", le petit Marcel Pagnol est fière de son père car il fit lors d’une partie de chasse le " coup du roi ", mais en tuant quels oiseaux :

  1. deux perdrix bartavelles
  2. deux lagopèdes
  3. deux gélinottes

REPONSES :

Question 1 : 3, la portion alimentaire de ces jeunes oiseaux est constituée jusqu’à 85% d’insectes jusqu’à la troisième semaine de vie.

Question 2 : 1, la caille des blés arrive en avril en France pour se reproduire et repart en septembre pour hiverner en Afrique.

Question 3 : 1, les vers de terre constituent la nourriture principale de la bécasse des bois, elle les trouve en vérotant la nuit dans les prairies proches des bois où elle se cantonne en journée.

Question 4 : 2, la croule est le cri des bécasses mâles au printemps, et par extension, le nom de leur vol nuptial.

Question 5 : 1, les bois du chevreuil tombent en novembre et se refont dès le mois de décembre. Ce sont des productions osseuses sous-cutanées annuelles.

Question 6 : 3, la gestion de la chevrette dure longtemps car l’embryon reste en sommeil depuis la fécondation jusqu’au mois de mars environ (diapause embryonnaire).

Question 7 : 2, le rut ou brame débute chez les cerfs les plus âgés, les biches sont rassemblées par le cerf dominant.

Question 8 : 2, les bois des vieux cerfs tombent en février, les plus jeunes les perdent en avril. Un cerf décoiffé est dit " mulet ".

Question 9 : 2, c’est l’un des canards les plus précoces pour la reproduction; pour cette raison, sa chasse ferme fin janvier.

Question 10 : 1, le vanneau huppé est un limicole. La poule d’eau ou la foulque macroule sont des rallidés. Les grives et le merle sont des turdidés.

Question 11 : 1, toutes les grives présentes en France sont migratrices ; même si la grive musicienne niche chez nous, beaucoup d’oiseaux nordiques hivernent avec les oiseaux présents sur place.

Question 12 : 2, à partir de six mois, le jeune sanglier a perdu ses rayures et son pelage devient uniformément roux ; c’est pour cela qu’on l’appelle " bête rousse ".

Question 13 : 1, le drahthaar est un braque allemand à poil dur.

Question 14 : 1, la haute volerie utilise essentiellement des faucons, qui fondent sur leur proie du haut du ciel. Cette chasse est surtout utilisée pour la chasse du gibier à plume. Le bas vol consiste à poursuivre et rattraper le gibier principalement les lièvres et les lapins chassés avec l’épervier ou l’autour.

Question 15 : 2, seul l’animal tué appartient au chasseur.

Question 16 : 1, une cartouche dans la chambre et deux dans le magasin.

Question 17 : 1, les candidats à l’examen doivent être âgés de quinze ans révolus le jour de l’examen. Toutefois, ils ne pourront pas chasser avant d’avoir seize ans révolus. Avant l’age de 18 ans le jeune chasseur sera sous responsabilité d’un chasseur ayant un permis depuis au moins 5 ans. Ils ne disposeront que d’un fusil pour 2.

Question 18 : 2, cela permet de protéger les couvées des oiseaux nichant au sol et les portées des ongulés.

Question 19 : 3, l’opposant à la chasse devra adresser au préfet son opposition en 3 exemplaires et avec accusé de réception ; un exemplaire sera retourné à l’opposant et un autre et notifié par le préfet à l’association de chasse.

Question 20 : 1, le père du petit Marcel Pagnol tue deux perdrix bartavelles appelées également perdrix royales.

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Justinien Clary  (la chasse) posté le lundi 02 octobre 2006 14:33

Justinien Clary, meilleur « fusil » de France….

 

Imaginez la France de la fin du 19ème siècle, du début du 20ème, période que l’on a surnommée « La belle époque »

Imaginez un autre Paris, avec le cri des aiguiseurs ambulants, les marchandes des quatre saisons, les flâneurs en redingote, les femmes habillées de robes corsetées et coiffées de chapeaux invraisemblables…

Imaginez le bruit du martèlement des sabots des chevaux tirant les calèches dans les rues mal pavées. Sans oublier les guinguettes des bords de la Marne, débordantes de danseurs tournant au son des accordéons les samedi soirs…

Imaginez une campagne où les paysans labourent leurs champs aidés de deux ou quatre puissants percherons, entourés d’une multitude d’oiseaux à la recherche d’insectes ou de vers..

Alors, si vous imaginez tout cela, je suis certain que vous pouvez vous représenter ce petit bonhomme à la longue barbe noire portant une cravate rouge qui se dépêche de prendre son train gare d’Austerlitz. Ses porteurs vacillent sous le poids d’un grand sac, de deux étuis doubles à fusils et de ses valises à cartouches…..

Nous sommes le 12 octobre 1902 et le Comte Clary se rend à une invitation de chasse à Sully sur Loire par le « rapide » de 7 h 02..

Un personnage mythique Justinien Clary. Né en 1860, décédé en 1933, il fut Président pendant 15 ans du Saint-Hubert Club de France, Grand Officier de la Légion d’Honneur…Et surtout, surtout, il a été considéré comme le meilleur « fusil » de battue au petit gibier de France pendant rien moins qu’une cinquantaine d’années.

Quand on feuillette quelques vieux livres de chasse ou d’anciennes revues du Saint-Hubert Club, il semble que celui-ci ait consacré sa vie à la chasse. Redoutable tireur de pigeons vivants, il a été le conseiller cynégétique du baron Henri de Rothschild, propriétaire de la chasse des Vaux de Cernay, ainsi que le compagnon de chasse du Prince Albert de Monaco       (lui-même personnage extraordinaire, passionné par la chasse à la bécasse aux chiens d’arrêts)

Reconnaissable à sa longue barbe, le Comte Clary est décrit comme un homme affable, d’humeur constante, d’une grande droiture morale qu’il à démontré pendant la Grande Guerre. Ces qualités lui ont permis d’approcher ses contemporains au pouvoir, Rois, présidents, princes, ministres…

Les territoires de chasse possédaient une très forte densité de gibier. Perdreaux gris de Beauce, de Picardie et de Brie constituaient une base de naturels que la « garderie »  complétait par des oiseaux d’élevages en grande quantité.

Sans même évoquer les populations invraisemblables de lapins, que l’on chassait en battue et que l’on régulait avec peine dans des fermés en hiver. Un rendement considéré satisfaisant était de 8 000 à 15 000 lapins par an, pour un territoire de 1 000 hectares en Sologne.

En Beauce, les oiseaux étaient généralement élevés «  à l’anglaise » C’est-à-dire que les  œufs pondus sur place ou achetés à l’extérieur étaient couvés et les poussins élevés par des poules de ferme que l’on achetait à prix d’or. Il faut dire que la forte concurrence que se faisaient les gardes faisait flamber les prix de la poule couveuse. Les poussins de perdreaux et de faisans vivaient dès leur naissance en liberté en pleine nature. Une fois adultes, les oiseaux étaient complètement attachés au territoire sur lequel ils étaient nés, et il était impossible de les différencier en vol avec les oiseaux naturels.

A cette époque, la main d’œuvre était très bon marché. A la chasse des Vaux de Cernay, il n’y avait pas moins de 21 gardes, plus les ouvriers, charretiers, et journaliers, pour exploiter un territoire de 2 000 hectares. Tout ceci pour expliquer les tableaux faramineux qui furent réalisés.

La chasse la plus prestigieuse fut celle du 8 décembre 1905, organisée pour le roi du Portugal, Don Carlos, aux Vaux de Cernay où, bien sûr, Justinien Clary tenait le double rôle d’organisateur et de chasseur.

Étaient présents le prince de Monaco, Henri de Rothschild, le prince de Lucing, en tout 12 « fusils » se trouvaient postés à la ligne.

Huit battues de trente à quarante minutes avaient été prévues, dont quatre le matin et quatre l’après-midi. Pour cette chasse exceptionnelle, le personnel, entre gardes et rabatteurs était de cent quarante personnes.

Les « rapprochers » sont faits sur les 2 000 hectares à l’aide des cartes des territoires où chaque garde doit gérer cinq à six rabatteurs. Plusieurs scénarios ont été prévus la semaine précédente, et le définitif est choisi en fonction de la direction des vents de la journée.

Le roi du Portugal est au centre, à sa gauche le prince de Lucinge, et à sa droite le prince de Monaco (qui chassait avec deux fusils semi-automatiques 5 coups)

 

Le matin, le tableau réalisé est le suivant :

Première battue : 523 faisans

Deuxième : 540 faisans et 25 canards

Troisième : 803 faisans

Quatrième : 340 faisans et 20 canards

Tableau réalisé l’après-midi :

Première battue : 490 faisans

Deuxième : 695 faisans et 53 canards

Troisième : 630 faisans et quarante canards

Quatrième : 380 faisans et 170 canards

Tableau général de la journée :

4 428 faisans, 335 canards, 2 perdreaux, 1 bécasse, 1 lièvre, 8 chevreuils, 20 lapins, 1 biche, 7 divers.. Total : 4 803 pièces

 

 

Il faut bien comprendre qu’aucun lâcher n’a été effectué pendant cette chasse ! Le comte Clary dans son rapport édité par le Saint-hubert club de France, estime que dans les huit battues, il est passé environ 18 000 faisans et 500 canards sur la ligne. Le tableau explique-t-il, donne une moyenne exacte de 400 pièces ramassées par chasseurs. Si on estime qu’il n’y a eu que quatre heures de chasse réelles, il a été tiré une pièce toutes les trois secondes et une cartouche par seconde.

Beaucoup trop modeste Justinien Clary….La vérité est que son tableau personnel, d’après ses chargeurs, se compte aux alentours de 800 pièces.

Les autres grands territoires de chasse célèbres où a « sévi » le champion de la chasse en battue sont nombreux : Vaux-le-Vicomte, Breteuil, Dampierre, Chambly, Lumigny, la lanterne ( parc de Versailles) Rochefort en Yvelines, Romainville ( près d’Equevilly) Le Marais ( près de Saint-Chéron) Voisins ( près de Rambouillet) Coutances, Sully-sur-Loire….

Le comte possédait des fusils juxtaposés en calibre 12 d’une longueur inhabituelle pour nous de 80 cm, très courant à cette époque.

La plupart du temps, les chasseurs de battues ou postés utilisaient deux où plus souvent trois fusils, tous du même poids et de la même couche.

Notre homme est tellement passionné qu’un accident de chasse qui lui fait recevoir six plombs au visage ( l’imprudent est un ministre en exercice ) ne l’empêchera de chasser que pendant trois jours.

Il porte une cravate « rouge », emblème des tireurs réputés et de hauts niveaux. Le grand concurrent de Justinien Clary a été le comte Raoul de Quélen, qui utilisait uniquement des fusils calibre 20. Les deux rivaux évitaient de se poster l’un à côté de l’autre les jours de grande chasse…

Plusieurs journées de chasse ont rendu le comte célèbre : invité en Écosse au Moy-Hall par le roi Edouard VII, Justinien Clary ramasse dans la même battue 107 grouses.

Au Lys, battue célèbre, il tue en trois minutes 98 faisans avec 104 cartouches. Á Marchais, ce sont 28 perdreaux qu’il abat avec 31 cartouches. Puis il bat le record de l’Abbaye : 816 faisans pour 1100 cartouches en 8 battues. Encore plus surprenant, au même affût, quatre fois quatre perdreaux avec deux fusils, c’est à dire deux tués devant avec un premier fusil, puis deux autres derrière avec un second fusil, aidé bien sûr par un chargeur.

Á cette époque, toute pièce tuée était comptabilisée, c’est pourquoi nous connaissons aujourd’hui, la quantité exacte de son tableau de chasse.

A la fin de sa vie, Justinien Clary annonçait un tableau de 344 906 pièces, dont 70 634 perdrix et 125 746 faisans. Il a laissé dans le milieu de la chasse et du tir aux pigeons vivants, l’image d’un très grand fusil doublé d’un homme droit et honnête.

A nous chasseurs du XXIème siècle, il laisse ses souvenirs et la nostalgie d’une époque révolue.

               

                               

Alain philippe 

                                                                                                                  

Cet article n’aurait pu être écris sans les nombreux témoignages écrits, notamment, celui de Georges Benoist, auteur de «  Grandes chasses et grands fusils », éditions Sadei, 1952. De Jean Lurkin, auteur de « Le testament du tireur » éditions du Saint-Hubert belge de 1944. Et bien sûr, ceux de Justinien Clary, dans la revue du Saint-Hubert Club de France, de 1904 à 1912.

 

Merci à Alain Philippe pour cet article

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rèverie de chasseur  (la chasse) posté le lundi 02 octobre 2006 10:51

Mon cauchemar...

 

 

 

Comme chaque année, en cette veille d’ouverture de 2074, Adrien est tout excité. Pourtant, à 84 ans, il inaugure son soixante-huitième permis. Mais, la passion est toujours la, prenante comme une souffrance que rien ne peut atténuer.

Il passe en revue dans sa tête la liste de tout ce qu’il a dû préparé pour la journée de demain. A priori, non, il n’a rien oublié.

Cette année, le Ministère de l’Écologie et de l’Eau Potable a fixé l’ouverture de la chasse au gibier d’eau et du petit gibier comme à son habitude, le 1er novembre à 10 heures. La fermeture, elle, est prévue pour le 15 décembre à midi. Les écolos ont encore une fois fait appel pour la faire reculer au 30 novembre, mais la commission européenne a rejeté leur demande. Encore une année de gagner pense Adrien en soupirant..

Adrien a acheté avec son permis de chasser, qu’il repasse en pratique et en théorie chaque année depuis trente sept ans, le timbre faisans-canards colverts, qui lui donne le droit de récolter 18 pièces de petit gibier dans son année.

La reproduction en couveuse a été bonne, et le ministère a déterminé 6 jours au maximum de chasse au petit gibier  par chasseur pour cette saison.

Cette année, malgré le réchauffement de la planète, il n’y a pas eu trop de problèmes climatiques.

Adrien se remémore la grande sécheresse de 2059 qu’aucun chasseur n’est prêt d‘oublier. Juste après, il avait été fortement question d’arrêter définitivement la chasse sous la sempiternelle pression des écologistes. Heureusement, les « verts » s’étaient montrés encore une fois incapables  d’expliquer leurs raisons de façon rationnelle, et surtout, les batailles internes les avaient encore une fois divisé.

Il est vrai que beaucoup de choses ont changé depuis le début du siècle. Comme, par exemple, et depuis déjà longtemps de ça, les lâchers de gibier munis de puces électroniques et vaccinés contre toutes les maladies possibles auparavant, qui ne sont autorisés qu’entre le 1er et  le 15 août.

Cette année encore, il a eu bien des difficultés à négocier une carte d’actionnaire sur ce magnifique territoire de Sologne (qui reste le « must ») composé légalement de 40 % de volière à l’anglaise.

Son copain l’armurier lui a conseillé de tirer de nouvelles cartouches à grenailles, bien entendu, bio-dégradables, et seules autorisées, paraît-il excellentes jusqu'à 25 mètres. Il a quand même le regret de ne pas avoir eu le temps de s'entraîner au parcours de chasse du ball-trap baptisé, le « Stand de France », conçu en 2042 dans l’Aveyron par le Syndicat des armuriers et des Fédérations de tir. Même en TTGV, le déplacement aller/retour dure une demi-journée. Comme il est le seul en France, il faut s’y prendre 6 mois à l’avance pour obtenir un rendez-vous. Ce ball-trap unique, c’est aussi un des passages obligés pour les candidats de l’examen au permis de chasser ( assez nombreux cette année ) pour passer leur examen. Les postulants devraient éviter de faire descendre le nombre des chasseurs en dessous de la barre des 150 000 en France.

En sortant son calibre 20 de son armoire blindée, dont le code et l’alarme sont reliés électroniquement à la gendarmerie, il a un regard ému pour sa carabine Heym, cadeau de son père pour ses trente ans.

Les populations de grand gibier et plus particulièrement celle du sanglier, dont la chasse est ouverte toute l‘année jour et nuit, est par contre en pleine explosion.

Les fédérations départementales ne savent plus quoi inventer pour remplir les lignes de fusils dans ce qu’elles appellent pompeusement les « battues de régulation » Il est vrai que le montant des dégâts atteint des sommets vertigineux chaque année, et que son déficit est énorme à chaque saison. Heureusement, comme tous les ans, Bruxelles a promis de combler les déficits.

Adrien a décidé d’accepter pour cette saison, en plus des 21 jours obligatoires imposés par la Fédération, 5 « invitations » dans la Seine et Marne, 2 dans la Haute-Marne, et 1 dans le Var, lieu où la situation devient plus que critique. Les sangliers prolifèrent allègrement au milieu des propriétés du bord de mer. La proximité des résidences rend leur chasse difficile, voir impossible. Les poubelles éventrées, les pelouses retournées et les collisions de jour et de nuit y sont devenues monnaie courante. En faisant cela, il pense remplir largement son « contrat » comme détenteur de permis de chasser. Dans certains départements où il y a pénurie de chasseurs, les Fédérations recrute à prix d’or des mercenaires venus d’Italie et des pays de l’Est, pour traquer la bête noire, de jour comme de nuit. Chaque sanglier tué donne au tireur une prime d’abattage qui va en augmentant, d’année en année…

Je me réveille en sursaut brusquement.

Mon cauchemar m’a projeté dans le futur de mon petit-fils qui vient d’avoir ses 16 ans. Somnolant, je me lève pour boire un verre d’eau en repensant à cette perspective d’avenir qui me laisse un vrai malaise.

Pourquoi ce rêve ? Il est vrai qu’en 45 ans de chasse, les choses ont bien changé.

Avec plus de 2,5 millions de chasseurs dans les années 65, nous sommes aujourd’hui moins de 1,4 millions, ce qui fait presque la moitié. Et la tendance s’oriente toujours régulièrement à la baisse.

Certaines régions n’ont depuis longtemps plus de gibier naturel, qui est remplacé à pied levé par du gibier d’élevage. Mais les gestionnaires de Beauce et des plaines du Nord de la France ont démontré qu’il était possible de remonter les populations de perdreaux gris jusqu’à 80 couples par cent hectares avant reproduction. Le lièvre en Beauce est devenu omniprésent…Les populations de gibier d’eau, de pigeons, de bécasses restent stables.

Par contre, c’est un fait indéniable que le grand gibier est en pleine expansion. Cervidés et sangliers offrent aux chasseurs Solognots et d’ailleurs, des densités qui auraient semblé inimaginables il y a quelques dizaines d’années.

Les Fédérations gérant les forêts domaniales autour de Paris et du midi de la France ont quelques difficultés pour les réguler, la promiscuité avec les habitations rendant le tir à balle trop dangereux. Le tir de destruction de grands gibiers la nuit avec silencieux, effectué par la louveterie en Seine et Marne sur du préfet en période de fermeture, risque de faire des émules..

Une petite rétrospective de mes périodes de chasse me donne le constat que les périodes  du petit gibier ont bien diminué depuis 1965, et qu’il est logique d’imaginer, sous la pression des écologistes, que cela ne va pas aller en s’arrangeant. Le bras de fer est permanent.

Je me souviens que je commençais ma saison de chasse au gibier d’eau le 14 juillet pour la finir le 31 mars. Les passionnés pouvaient vite reprendre du 15 avril au 30 mai pour la chasse des échassiers en bord de mer,  « ces fils de novembre qui nous reviennent en mai » comme l’a écrit Jacques Brel. Mais aujourd’hui, en Sologne, il est autorisé de chasser le chevreuil en tir de sélection, dès le 1er juin. Le sanglier l'est également en faisant la demande en chasse silencieuse, puis en battue du 15 août, au 31 mars, avec autorisation. A l'évidence, il y a une mutation des périodes de chasse du petit gibier qui est remplacé par le grand gibier.

Les rêves font souvent ressortir quelques évidences. Je repense également aussi à la quasi-disparition des ball-traps qui étaient à l’époque le rendez-vous des chasseurs de la capitale.  Imaginez qu’en 1960 / 80 il existait une quantité incroyable de stands magnifiques tout autour de paris comme ceux de Meudon, Issy-les-moulineaux, Grosbois, Saclay, Bois-d’arcy, Guyancourt, Chantilly, Chevreuse, Courpalay, et qui ont tous malheureusement disparu, pour cause de nuisance. Le Cercle du Bois de Boulogne, ce temple du tir depuis plus d'un siècle, vit certainement sa ou ses dernières années, le responsable de la mairie de Paris estimant que les privilèges doivent être supprimés. 

Tout allant me recoucher, je me remémore le défilé de nos anciens ministres. Certains ne connaissaient rien à la chasse et à ses problèmes. D’autres, dont certains politiques qui faisaient partie des verts, étaient ouvertement contre…Mais nous ont-ils vraiment desservis ? Objectivement, à part quelques textes vraiment contraignants, pas forcément.

Alors, d’ou vient cette dégradation ?

Peu importe les causes. Si on la compare aux années 1960 / 1980,  la chasse ne se porte pas très bien, et peut-être que mon cauchemar sur le futur d’Adrien est encore trop serein.

Juste avant de me rendormir, j’ai enfin une pensée optimiste.

Je me connais. A chaque fois que je me réveille la nuit, je vois tout en noir.

Demain matin, je verrai les choses de façon différente.

 

 

                          Alain Philippe

                                                                                                                            Vous retrouverez Alain Philippe, journaliste et auteur dans la presse cynégétique telle que la Revue Nationale de la Chasse...

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Saint Hubert, le patron des chasseurs  (la chasse) posté le vendredi 25 août 2006 17:26

On le dit apparenté à Charles Martel. Il est vrai qu'on le trouve à la cour de Pépin d'Héristal, maire du Palais. Il épouse Floribanne, la fille du roi Dagobert, et les chroniqueurs nous disent qu'il était connu par " les folles joies de sa vie mondaine " peu édifiante, jusqu'au jour où la grâce de Dieu et les conseils de saint Lambert, évêque de Maestricht l'entraînèrent vers la sainteté. La tradition légendaire raconte cette belle histoire du cerf qu'il vit durant une chasse, un jour de Vendredi-saint, et qui lui apparut avec une croix entre ses bois " Chasser un jour pareil ? pourquoi ne vas-tu pas prier ? " Dès le 11ème siècle, il était le patron des chasseurs. Ce qui est historique, c'est qu'en 688, il abandonne le duché d'Aquitaine à son frère pour se consacrer totalement à Dieu. Après une vie monastique exemplaire, il est élu évêque de Liège-Maestricht et Tongres, puisque saint Lambert venait d'être martyrisé. Saint Hubert fut un grand évêque, proche de ses fidèles qu'il rejoignait là où ils vivaient, dans les clairières, sur les rivières, dans les villages. Attentif à toute misère, il aidait les malheureux et les prisonniers. Il mourut des suites d'une blessure occasionnée par un ouvrier maladroit qui lui écrasa la main gauche.

Il est le Saint Patron des chasseurs et des forestiers.

 

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La validation annuelle du permis de chasse  (la chasse) posté le mercredi 23 août 2006 18:47

Le permis de chasser, pour être complet, doit être muni du volet validé pour la saison en cours. Cette saison commence le 1er juillet et se termine le 30 juin de l'année suivante (cela ne veut pas dire que la chasse est ouverte toute l'année).

On distingue 2 validations:

La validation départemental, qui permet de chasser dans un département et les communes limitrophes des départements voisins et la validation nationale qui permet de chasser sur l'ensemble du territoire.

Dans ces 2 cas, le chasseur doit avant toute autre démarche administrative souscrire une assurance auprès de la compagnie de son choix et faire valider son permis pour la saison auprès de sa fédération départementale des chasseurs. Pour le "national", le chasseur peut choisir la fédération qui lui convient le plus car le prix est variable d'une FDC à une autre.

Comment se décompose une redevance cynégétique:

75% pour l'Office Nationale de la Chasse, 20% pour l'Etat et 5% pour la commune de chasse.

Le possesseur d'un permis qui souhaite chasser le grand gibier doit s'acquitter d'une redevance additionnelle et suivant les départements d'un timbre "sanglier" permettant de rembourser les dégâts sur les cultures aux agriculteurs.

Le timbre gibier d'eau est obligatoire pour chasser ce gibier toute la saison de chasse sur le DPM (Domaine Public Maritime) et pendant la période d'ouverture anticipée sur les autres territoires.

En action de chasse, le chasseur doit être porteur de son permis validé et le présenter à tout agent assermenté qui lui demande.

Rappel: la quête ou la traque avec un chien est un acte de chasse, même sans fusil.

 

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